flèche d'émoi
sur les vagues de tes hanches
ruissellent des perles d'eau
comme un voile de rosée
dans un matin de printemps
et lorsque tu te déhanches
elles glissent sans défaut
laissant des traces mouillées
sur mes lèvres couleur sang
dans cette aube carcérale
le silence fait écho
aux cris, aux gémissements
du plaisir au féminin
et qu'importe les murs sales
si ton corps est sur ma peau
ton odeur est mon tourment
le plus tendre des venins
que nos ébats laissent donc
des traces indélibiles
dans nos draps jaunis et rêches
je n'ai besoin que de toi
mes peurs nocturnes s'en vont
dès tes battements de cils
tu as décoché la flèche
et semé en moi, l'émoi
nov 08, Fabienne

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